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pour en savoir plus :
vous pouvez contacter
Tabac Info Service au 0 825 309 310 (0,15 €/min)
ou vous connectez au site www.tabac-info-service.fr
Ces deux services d’aide et d’informationont été mis en place par l’Institut National d’Education pour la Santé,
sous la tutelle du Ministère de la Santé, à l’intention des fumeurs qui souhaitent arrêter de fumer.
Vous pouvez également trouver les consultations en tabacologie les plus proches de chez vous sur le site http://oft.spim.jussieu.fr
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Le tabac est en France la première cause de mortalité prématurée évitable (66 000 décès par an) et la première cause de cancer. En moyenne, un fumeur sur deux meurt prématurément des causes de son tabagisme, et la moitié de ces décès se situe entre 35 et 69 ans. Il n’existe hélas pas de seuil au-dessous duquel fumer n’expose pas à un risque accru. Pour réduire ce risque, la seule solution est d’arrêter de fumer ! |
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Le tabagisme : enjeu de santé publique
On constate que depuis quarante ans, les hommes fument moins mais les femmes davantage. 57% des hommes étaient fumeurs en 1960 alors qu’ils étaient 33% en 2000 ; en revanche, le nombre de fumeuses a pratiquement doublé sur cette même période en passant de 11% à 21%. Grâce à cette baisse de la consommation de cigarettes
chez les hommes, la courbe de mortalité due à un cancer du poumon chez les hommes âgés de 40 à 44 ans décroît nettement depuis 1997 ; en revanche, avec un plus grand nombre de fumeuses, cette courbe est malheureusement en pleine croissance chez les femmes avec un ratio qui est passé de 2 à 8 pour 100 000 entre 1960 et 2000. Aujourd’hui, sept personnes sur dix admettent être gênées par la fumée de cigarette. En 2007, 5 000 non fumeurs sont décédés, victimes du tabagisme passif.
Depuis 2003, les autorités publiques prennent des mesures législatives et réglementaires dans la lutte contre le tabagisme. Il y a eu, à répétition, de fortes hausses du prix du paquet (la dernière en date : 6 % au mois d’août 2007) et la mise en place d’un plan de communication
de sensibilisation sur les dangers du tabac (affichage, publicité, informations sur l’emballage des paquets de cigarettes…) pour inciter les fumeurs à ralentir puis à arrêter leur consommation.De ce fait, les ventes de cigarettes
ont chuté de 34% entre 1999 et 2004 ainsi que celles des cigares et cigarillos qui enregistrent une baisse cumulée de 12%. Enfin, au cours des cinq dernières années, une femme sur dix a arrêté de fumer ou n’a pas commencé et les
jeunes fumeurs âgés de 12 à 15 ans sont passés de 14,4% à 8,6%. Aujourd’hui, six fumeurs sur dix souhaitent arrêter.
La cigarette est actuellement perçue comme un fléau qu’il faut combattre. Même si sa consommation ralentit, elle
reste toujours à un niveau alarmant. S’arrêter de fumer demeure une épreuve difficile dans l’esprit des fumeurs. C’est
pourquoi il existe des aides et plusieurs méthodes efficaces ont permis à d’anciens fumeurs de s’affranchir définitivement de cet esclavagisme.
| Les dépendances liées au tabac |
| La cigarette est source de nombreux plaisirs et les fumeurs peuvent en devenir dépendants. Il existe trois sortes de dépendances : |
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La dépendance physique due à la présence de la nicotine dans le tabac. Elle se traduit par un syndrome de manque et un besoin quotidien de tabac pour l'organisme. |
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La dépendance psychologique liée aux effets psycho-actifs de la nicotine. Elle dépend également des fumeurs pour qui la cigarette est un moyen de se faire plaisir, de gérer son stress ou de dépasser son anxiété. |
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La dépendance environnementale ou comportementale, qui s'installe dans un climat de pression sociale. Elle transforme l'acte de fumer en un rituel. |
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Les risques
En plus de ces dépendances, fumer augmente les risques de cancer (poumons, gorge…), favorise les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, hypertension artérielle, artérite…) et entraîne des maladies respiratoires (bronchite chronique, emphysème…). |
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| Les méthodes recommandées et avérées efficaces |
Les traitements nicotiniques de substitution (TNS) permettent d’apporter ponctuellement et sous une autre forme que la cigarette, la nicotine dont le fumeur dépend physiologiquement.
Les psychothérapies comportementales et cognitives qui reposent sur l’apprentissage et l’analyse des pensées. Elles ont pour objectif de débarrasser le fumeur du comportement anormal.
Les psychotropes qui agissent sur le psychisme, soit comme stimulants soit comme calmants. |
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| Les méthodes possibles |
| L’acupuncture, l’auriculothérapie, l’homéopathie, l’hypnose et/ou les thérapies de groupes. |
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| Les règles à respecter pour arrêter |
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Débarrassez-vous de tous les accessoires du fumeur (cigarettes, briquets, cendriers…). |
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Avertissez votre entourage de votre souhait d’arrêter. |
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Evitez les contacts avec les fumeurs (au moins au début de votre arrêt). |
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Chez un couple fumeur, entreprenez l’arrêt de manière conjointe pour vous motiver et vous encourager. |
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Si toutefois l'envie vous reprend : |
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buvez un grand verre d’eau, |
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relaxez-vous en effectuant des mouvements respiratoires, |
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changez de pièce quelques minutes, |
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occupez vos mains, changez d’occupation. |
| Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer ! |
| Les risques liés au tabac commencent à régresser dès le premier jour de l’arrêt : |
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8 heures après : la quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié, l’oxygénation des cellules redevient normale. |
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24 heures après : le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà, les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée, le corps ne contient plus de nicotine. |
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48 heures après : le goût et l’odorat s’améliorent, les terminaisons nerveuses et gustatives commencent à repousser. |
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72 heures après : respirer devient plus facile, les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique. |
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2 semaines à 3 mois après : la toux et la fatigue diminuent. On récupère son souffle.
On marche plus facilement. |
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1 à 9 mois après : les cils bronchiques repoussent. On se sent moins essoufflé. |
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1 an après : le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié, les risques d’accident vasculaire cérébral rejoignent celui d’un non fumeur. |
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5 ans après : le risque du cancer du poumon diminue de moitié. |
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10 à 15 ans après : l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé. |
Qui consulter ?
Tabacologue et/ou médecin généraliste sont à même de vous guider dans vos démarches pour arrêter de fumer, même s’ils ne s’adressent pas forcément aux mêmes personnes. Le médecin généraliste, plus proche, géographiquement et “affectivement“, joue un rôle de premier plan en aidant à construire la décision d'arrêt. Le tabacologue voit lui le “candidat à l'arrêt“, c'est-à-dire au moment où il est a priori motivé. |
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mise à jour : 23/10/2007 |
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